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Biomorphisme - Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant

Biomorphisme - Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant

Le terme « biomorphisme » est apparu temporairement au XIXe en ethnologie, dans le contexte des formes d’arts qualifiées à l’époque de « primitives », avant de resurgir dans les années 1930 dans le domaine de la critique d’art. Ce terme qualifiait alors certaines formes d’art qui avaient en commun de se référer aux formes du vivant, sans figuration directe des images sensibles, mais en passant plutôt par divers types de médiation (symbolique, abstraite, ou imaginative).

Notre ambition est d’élargir et d’actualiser la notion de biomorphisme en l’émancipant de son contexte d’apparition, pour en faire un pôle de réflexion transdisciplinaire, capable de mobiliser arts, sciences et philosophie, pour penser les enjeux contemporains de notre rapport au vivant.

Que l’on se pose la question théorique de la nature du vivant, la question épistémologique de la possibilité de le connaître, la question politico-éthique de notre vie au sein de la communauté biotique, ou encore la question artistique des enjeux esthétiques du vivant, à chaque fois le même obstacle se présente à nous. Nous appartenons au vivant, et entretenons avec lui des rapports familiers. Cette proximité peut nous faire croire qu’une saisie immédiate est suffisante et que nous n’avons pas besoin d’une quelconque médiation : théorique, conceptuelle, ou imaginaire. Le vivant ne nous est-il pas si proche que tout rapport authentique à lui serait un rapport d’immédiateté, comme s’il n’y avait qu’à ouvrir les yeux et observer passivement pour appréhender le monde vivant et se situer par rapport à lui ?

Cette problématique est particulièrement vraie des formes du vivant. Pour saisir les formes du vivant, pour pratiquer une morphologie, que cela soit à but scientifique, artistique ou autre, ne suffit-il pas de reproduire les données immédiates de notre perception sensible ? La réponse du biomorphiste est sans appel : Non ! Nous n’avons de rapport authentique et pertinent au vivant et à ses formes qu’en passant par une médiation qui nous éloigne des données brutes de la perception.

C’est une posture bien présente et reconnaissable dans l’ensemble des disciplines contemporaines qui prennent en charge le vivant, qu’elles soient à visée théorique, pratique ou artistique.

Depuis 2015, Bernard Julien, MCF AMU et chercheur au Ceperc, organise en collaboration avec plusieurs collègues, scientifiques ou artistes, une série d’événements transdisciplinaires autour du biomorphisme. Ces événements ont lieu dans diverses villes d’Europe.
A chaque fois, il s’agit d’organiser une exposition artistique autour de laquelle sont invités des artistes, chercheurs et enseignants afin d’y concevoir des activités culturelles, pédagogiques et de recherche. Il peut s’agir de la production de textes, de conférences, de séminaires, ou encore de performances artistiques.

Ce faisant, ce projet favorise la rencontre entre le monde artistique, le monde académique et le grand public.

Pour en savoir plus, RV sur la page de Julien Bernard en cliquant ici


Un premier cycle de séminaire « Biomorphisme », visant à faire démarrer la collaboration entre le LESA et le CEPERC a été mis en place en octobre 2016.

Le deuxième cycle de séminaire est en cours d’organisation, les dates retenues sont les 12 octobre, 9 novembre, 23 novembre et 15 décembre 2017.
Pour plus de détails sur les séminaires, voir l’agenda du Ceperc.

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Programmation séminaires 2017-2018